Bon pour vous, bon pour l’environnement

Aucun agent chimique ou engrais à base de combustible fossile ne sont utilisés pour la production de Quinola.

Il y a encore cent ans, toute l’agriculture était biologique, jusqu’à l’intervention de l’industrie chimique. Connaissez-vous l’Agent Orange ? Aujourd’hui, l’agriculture biologique est plus l’exception que la règle.

En plus d’être des catholiques dévoués, nos petits agriculteurs de Cabana, au Pérou, croient en la déesse Pachamama. Il leur est donc essentiel d’être respectueux envers l’environnement. Les Conquistadores espagnols ont interdit la production de quinoa il y a quelques 500 ans. Ils n’aimaient pas la dévotion religieuse qui était accordée au quinoa : l’empereur Inca plantait lui-même la première graine avec une truelle en or. D’une certaine manière, ils nous ont fait une faveur. Le quinoa a survécu par endroits dans les Andes, et n’a jamais été soumis à la sélection naturelle, comme la plupart des autres plantes et céréales domestiquées. Ceci signifie que la plante est résistante à toutes les maladies naturelles qui la frappent, réduisant ainsi les risques de catastrophe agricole.

La culture traditionnelle

La culture traditionnelle est utilisée là ou le quinoa est cultivé, sur l’Altiplano, à 4000m d’altitude.

Une rotation des champs est respectée : les terrains sont laissés trois ans en jachère, ce qui permet à la terre de se régénérer naturellement. Actuellement, des pommes de terre sont plantées la première année suivies par du quinoa pour les deux années suivantes, avant de laisser place à la jachère.

Cependant, la coopérative agricole encourage les fermiers à employer de nouvelles techniques d’exploitation, notamment en plantant des végétaux, comme l’Alfalfa, qui fixent le nitrogène dans les sols pendant la jachère. Les avantages ne s’arrêtent pas là : cela fournit également du fourrage pour les animaux. Les agriculteurs sont réellement prêts à employer ces techniques, ils ont simplement besoin d’explications et de capital. Nous travaillons dessus.

C’est une chose de passer de monoculture conventionnelle à une monoculture biologique, et c’est clairement une grande avancée dans la bonne direction. Mais pour que la culture bio soit réellement durable, il faut utiliser une approche employée depuis toujours par les agriculteurs de Cabana : une culture mixte.

Les protéines végétales : une meilleure alternative

“Le bétail est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre qui causent le réchauffement climatique. C’est plus que les voitures, les avions et tous les autres moyens de transport réunis.”  (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, FAO, 2006)

L’industrie de la viande génère beaucoup de CO2 et consomme énormément d’eau. Le quinoa est donc une super alternative pour remplacer la viande et sauver la planète.

De plus, notre quinoa voyage en bateau, dont l’empreinte carbone est 9 fois moindre que celle d’un camion (calcul basé sur l’émission de CO2 par kilomètre par tonne transportée), et 90 fois moindre que celle d’un avion. Tout ce que cela demande, c’est un peu de temps et de patience !