Man eats an enormous roll

 

Aujourd’hui, l’obésité serait 3 fois plus mortelle que la faim dans le monde. Fait surprenant n’est-ce pas ? Et cette nouvelle inquiétante ne doit pas être prise à la légère puisque d’ici 2030, il se pourrait bien que l’on parle de cette maladie comme d’une véritable épidémie et ceci au niveau mondial.

Depuis 1990 le nombre de décès causés des suites d’une sous-nutrition aurait été diminué de 2/3, la bataille n’est donc pas terminée mais il semblerait que le combat soit en bonne voie. Actuellement c’est le phénomène inverse qui semble préoccuper les scientifiques. Le fait de trop (et mal) manger causerait chaque année plus de décès que le fait de ne pas assez manger.

Entre 1990 et 2000 l’espérance de vie globale à la naissance a augmenté de 5 années. Ainsi, les garçons nés en 2010 pouvaient espérer vivre jusqu’à 67,5 ans et les filles jusqu’à 73,3 ans. Nous vivons donc de plus en plus vieux, mais à quel prix ? Car avant de nous réjouir d’une telle nouvelle nous devrions d’abord nous demander comment nous vieillissons. Vivre plus longtemps ne signifie malheureusement pas pour autant vivre mieux, car effectivement, depuis quelques années nous vivons plus vieux mais aussi et surtout plus mal. Ce qui est loin d’arranger les institutions de santé publique puisque nos retraités auraient de plus en plus besoin de soins et ce, de plus en plus tôt. Et ce phénomène ne serait pas sans lien avec la véritable épidémie d’obésité qui menace actuellement la population mondiale.

Selon les scientifiques et médecins, l’obésité serait classée comme l’une des causes principales de mortalité de nos jours. En effet, chaque année, ce n’est pas moins de 2.6 millions de personnes qui meurent des suites d’un Indice de Masse Corporelle (ou IMC) trop élevé ! Mais d’ailleurs qu’est-ce que l’IMC ? Eh bien c’est justement cet indice qui nous permet de « mesurer » l’obésité d’un individu. L’IMC se calcul simplement en divisant le poids d’un individu (en kg) par le carré de sa taille (en cm). Si le résultat obtenu est supérieur à 25 l’individu est en surpoids, s’il est supérieur à 30 l’individu est alors qualifié d’obèse.

Si l’on fait un petit état des lieux de la situation mondiale on peut dire qu’en 2014 plus de 1.9 milliard d’adultes (18 ans et plus) étaient en surpoids et, parmi eux, 600 millions étaient obèses, ces chiffres ont plus que doublé en seulement 30 ans !

Les USA sont les plus mauvais élèves avec 34% des états-uniens souffrants d’obésité. Selon une récente études l’espérance de vie au Etats-Unis n’augmenterait pas à la hauteur des progrès médicaux, pire, il se pourrait bien qu’elle soit en légère baisse ! Bien entendu, l’obésité aurait bel et bien sa part de responsabilité dans cette surprenante situation. En Europe c’est le Royaume Uni qui mène la danse avec 24% de sa population en obésité suivi de près par l’Irlande, Malte ou encore le Luxembourg. D’autres pays tels que l’Allemagne comptent plus de personnes en surpoids avec des cas d’obésité plus limités mais cela doit néanmoins apparaitre comme un signal d’alarme à ne pas négliger car même pour des personnes en surpoids les répercussions sur la santé peuvent être importantes. Avec « seulement » 11.2% de sa population en obésité, la France est, quant à elle, parmi les bons élèves, la moyenne européenne étant de 15.5%.

Mais les riches pays développés sont loin d’être les seuls à être touchés puisqu’après les USA on trouve directement des pays tels que l’Egypte, le Panama ou encore l’Arabie Saoudite. Ce phénomène touche donc aussi bien l’Orient que l’Occident et apparaît comme un véritable fléau planétaire contre lequel il va falloir agir dans les prochaines années. carte-mondiale-de-l-obesite

 

Avec l’obésité et le surpoids en forte croissance, il est légitime de se demander quelles peuvent être les répercussions sur notre organisme ? Eh bien le résultat est loin d’être glorieux et serait même plutôt inquiétant ! En effet, parmi les risques pour notre santé nous pouvons compter toutes les maladies cardiovasculaires comme les AVC, Infarctus, Angine de poitrine ou encore les artérites. L’obésité et la surcharge pondérale seraient également l’une des premières causes de diabète de type II, pouvant notamment entraîner la perte de la vue des personnes atteintes. Mais cela ne s’arrête pas là puisque les personnes souffrant d’obésité ont également tendances à avoir plus de problèmes respiratoires et leurs articulations sont plus endommagées (puisqu’elles supportent le poids du corps) entraînant des rhumatismes douloureux. Enfin il est important de souligner que les problèmes physiologiques cités précédemment ne sont que la partie immergée de l’iceberg puisqu’au-delà de tout ceci, le plan psychique des malades est à prendre en considération. Cela est prouvé, plus l’on perd du poids et plus l’on est heureux. Les personnes ayant des troubles de l’alimentation souffrent particulièrement de leur situation et doivent faire face à un moral en dent de scie pouvant conduire jusqu’à des états dépressifs !

 

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Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est la société actuelle qui nous a poussé dans cette situation. On cuisine de moins en moins, on adopte un style de vie plus sédentaire avec moins d’activité physique et surtout les hypermarchés sont remplis de produits industriels et plat préparés dont nous sommes friands. Or ces produits ainsi que les menus des Fast Food particulièrement tendances sont souvent trop gras, trop sucrés et trop salés et cette « mal bouffe » participe activement à l’augmentation de l’obésité.

Serait-ce une fatalité ? Eh bien non loin de là. Nous pouvons tous agir contre l’obésité et pour la réduire il suffit de retrouver un mode de vie sain. Il faut donc manger plus de légumes, de fruits, réguler notre apport de sel ou encore faire du sport et ce dès le plus jeune âge. C’est simple, ça donne la pêche et vous aiderez votre organisme à rester jeune et en bonne santé plus longtemps, alors qu’est-ce qu’on attend pour s’y mettre ?

 

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=O34UFc83CLE